«Il est difficile d'occulter le match de Nancy puisqu'il tétanise encore les esprits au moment où l'on parle (interview réalisée après OM 0-3 Nancy). Nous sommes encore sur ces images décevantes et on ne peut pas les effacer d'un coup de baguette magique.
Etre cinquième au classement à mi-parcours, c'est moyen. Surtout dans la mesure où notre objectif est clairement défini, à savoir finir dans les deux premiers. C'est pour cela que l'effectif a été conçu.
Mais, il n'est pas trop tard. L'année dernière, nous sommes revenus de beaucoup plus loin. Il faudra, dès le retour des vacances et après le match de coupe de France, reprendre le championnat comme il faut. Nous aurons deux matches à gagner impérativement, à Auxerre puis face au Havre à domicile. Nous devons recoller aux premières places et c'est là-dessus que nous insisterons. Pour ma part, je ne lâcherai rien. Les joueurs doivent savoir que ces deux prochains matches sont super importants et qu'il faut les gagner.»
La différence de visage domicile/extérieur
«C'est un des paradoxes de cette équipe. Mais, on sait qu'en football, les choses vont vite. Il suffit de perdre une fois confiance pour que ça se prolonge. Nous perdons contre Paris (2-4), puis contre Lorient (2-3) et, à partir de ce moment-là, une sorte de syndrome se fait jour, s'insinue dans les têtes et donne ce que nous avons vus. Au-delà d'un manque de caractère ou d'une démission collective en terme d'engagement, il y a aussi peut-être d'autres problèmes.
Et il revient aux techniciens d'en tirer les enseignements.»
Une concurrence énorme dans le haut du tableau
«Mon sentiment est, qu'au-delà des qualités individuelles et collectives, c'est l'équipe qui sera la plus constante qui arrivera à ses fins.
Et aujourd'hui, c'est cette constance qui nous fait défaut. Je ne sais pas trop pourquoi c'est le cas. Nous devons nous pencher sur cet aspect et, qu'en tout état de cause, nous commencions la nouvelle année avec de toutes autres résolutions. Je dirais même dans un autre état d'esprit.»
Le MERCATO
«Il peut y avoir des arrivées à condition qu'il y ait des opportunités. Sondez aujourd'hui tous les clubs de France qui possèdent des joueurs de qualité susceptibles de nous intéresser, ces clubs ne sont absolument pas vendeurs. Ils ne veulent pas se séparer de leurs joueurs, ce qu'on peut absolument comprendre. Sauf peut-être à payer un prix complètement hors marché, comme doubler les prix, pour être entendu. Sur la France, il m'apparaît comme très difficile de trouver le joueur d'attaque que nous souhaiterions peut-être enrôler. Et il ne faut pas se leurrer non plus concernant l'étranger. Les très bons joueurs sont tous dans des équipes au sein desquelles ils jouent. Peut-être même qu'on pourrait engager un joueur qui aurait besoin d'un temps d'adaptation tel qu'il pourrait ne pas nous être très utile lors des six mois pendant lesquels on a vraiment besoin de lui.
C'est un moment délicat. J'ai eu à dire que l'emballement médiatique qui entoure notre mercato ne nous fera pas prendre des décisions qui ne reposeraient pas sur une conviction. Cet emballement n'aura aucune influence sur nos choix. Nous les prendrons en notre âme et conscience.
Et, si nous ne parvenons pas à trouver sur le marché les joueurs qu'il faut pour nous renforcer, on ne prendra personne.»
Biilan assez decevant du president : PAPE Diiouf:(